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samedi 23 octobre 2010

Le point technique - Quantitative easing – comment ça marche ?


Ben ouaip comment ça marche ? Il y a vraiment une armée de nains qui impriment des billets de banque US dans un sous-sol obscur qq part sous le siège de la FED à Washington ? Et il y a une autre armée de nains qui transportent les billets tout neufs la nuit, sur leurs épaules dans des grands sacs, pour les déposer au fonds des coffres forts des principales banque US pendant que les banquiers dorment. Comme ça c’est bien parceque lorsque les banquiers se réveillent ils trouvent plein de dollars à donner aux américains pour relancer leur économie et ils sont bien content…

En fait c’est à la fois plus simple et plus compliqué (voir le chart).

a) Il existe une liste de banques agréées par l’état US qui disposent du statut de « grossiste national en dollars ». Ces banques portent le nom de « primary dealer » et représentent des signatures comme Goldman Sachs, Barklay, JP Morgan, Crédit Suisse … Pour faire court c’est le gratin de Wall Street

b) la Fed met a disposition des primary dealers de nouvelles quantités de dollars contre des « bond certificats » / procédure qui fonctionne par appel d’offre / pas de création monétaire réelle, juste des jeux de compte

c) les primary dealers sont en contact avec les « brokerage dealers » (grossistes régionaux en dollar) qui centralisent les demandes de financement en provenance de l’économie réelle (entreprises, secteur public, endettement particuliers). Même mécanisme de transmission de cash par bond certificate

d) circuit annexe ou les primary dealers investissement directement le cash reçu via leur réseau bancaire en le réallouant sous forme de prêts aux entreprises, en investissant dans les principales classes d’actifs (obligations, actions, matières premières, métaux précieux, devises, BRICS), en les conservent en compte courant ou en l’utilisant comme besoin en fonds de roulement/investissement pour développer plus loin leurs activités…

b) et c) assurent la diffusion à l’économie réelle de la création monétaire sauf que le souci court-termiste des banques de Wall Street pousse à penser que face aux taux d’intérêts rase moquette actuels, l’essentiel va se retrouver investi en bulles (obligations, actions, matières premières, métaux précieux, devises fortes, BRICS) et pas mis à disposition des acteurs économiques pour relancer la croissance et consommer. C’est pour ça que l’or, le pétrole, l’eurodollar, les bourses emergentes et dans une certaine mesure le DOW et le CAC40 s’envolent depuis le mois d’Aout …

Pour mes lecteurs adepte de la langue de shakspeare, tout est expliqué ici par Mr Ciovacco (dont Pif envie le costume et la barbe) : http://www.youtube.com/user/CiovaccoCapital?feature=mhum

Bonne visio …


mercredi 20 octobre 2010

Eurodollar, CAC40, WTI et gold : retour semaine du 11 Octobre / plan d’action semaine 18 Octobre


Quoi de neuf comparé à la semaine du 11 Octobre ? ben la Fed et sa promesse de spectacle érotique (bien mieux que le red-light district à Amsterdam) attendu de tous, dans son nouveau club : le « quantitative easing 2 » (c’est à Washington et le physionomiste à l’entrée s'appelle Ben Bernanke). Pif a noté sur la semaine passée :

i) Guerre des devises toujours menée par le bras de fer USA-Chine, Europe inexistante / le gros phoque US continue a faire déborder l’eau de la baignoire et à inonder de nouvelles victimes (Corée du Sud, Thaïlande, après le japon qui a déjà bien gueulé il y a 10 jours)…

ii) Marché qui attend des mesures concrètes d’ajustement quantitatif de la FED et soit temporise, soit commence à douter du sérieux des déclarations

revue des actifs clé :

a) Euro dollar : 1,40 – 1,40 / un aller retour pour rien !

Le principal moteur c’est toujours le même : QE2. un pic de cotation = un communiqué ou une indiscrétion rendant tangible l’ajustement ou dévoilant les détails de sa mise en œuvre. Une faiblesse = pas d’information depuis plus de deux jours. Le marché est une petite bestiole qui a besoin de chips au minimum toutes les 48 heures !!!

Donc, mise en application avec la semaine de l’eurodollar : perte de vitalité de la paire lundi-mardi (chute 1,40-1,38) dans l’attente du communiqué de la FED et en l’absence d’informations nouvelles. Colombus day aux USA aide aussi à l’atonie ambiante.

Micro rallye ensuite jusqu'à jeudi sur le communique de la FED qui confirme l’ajustement. Le cours de la paire re-passe le mur des 1,40 jeudi.

Nouvelle baisse de tension vendredi car les traders cambistes ont enfin eu l’idée de lire dans le détail le communiqué de la le FED et se sont aperçu qu’il était … vide ! Les minutes de la FED se bornent à répéter ce que tout le monde connaît déjà (injection de liquidité pour redresser une économie chancelante avec risque d’affaiblissement du dollar). Aucun détail pratique. Le marché prend ses bénéfices le cours redescend sous 1,40.

Nous considérerons donc qu’en l’absence de données concrètes nouvelles sur QE2, 1,40 représentent la limite haute de la parité Euro-dollar et qu’il ne faut revenir sur le couple que si les 1,41 sont atteint et ce sur bonne raison (ie nouveau sachet de chips) … Pour l’instant ce n’est pas le cas, ya pas de chips et Pif s’abstient…

b) CAC40 : 3770 – 3 830 / + 1,56%

les mêmes chips (l’effet FED et sa hype) animent les marchés action (Dow et CAC40). La semaine se passe donc exactement selon le même tempo : mardi creux à 3 700 puis micro rallye jeudi jusqu'à 3 850, retour à 3 800 en fin de semaine. Une saison des résultats plutôt favorable maintient cependant l’indice au-dessus des 3 800.

La suite ? Même remarque que pour eurodollar, le passage (durable) au-dessus de 1,41 sera le déclencheur pour une prise de position haussière en actions (Dow, puis CAC40)

Semaine du 11 Octobre – rappel des événements clé


Quoi de neuf comparé à la semaine du 4 Octobre ? C’est la :

i) Guerre des devises toujours menée par le bras de fer US-Chine, Europe inexistante / dichotomies d’approches entre tigres asiatiques (stratégie de devises fortes) et Japon (souhaite devise faible)

ii) Marché qui attend des mesures concrètes d’ajustement quantitatif de la FED et soit temporise, soit commence à douter du sérieux des déclarations

récap dans le détail des événements passés :

a) Europe

Mardi 12 :

Axel Weber, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), suggérant mardi qu'il était temps d'envisager une sortie progressive des mesures d'aide exceptionnelles aux banques de la zone euro adoptées pendant la crise.

b) US

Lundi 11 : Colombus day – jour ferié

FMI Washington : fin des rencontres croisées au FMI à Washington des ministres des finances du G20. Aucun commentaire ou engagement concernant la désorganisation flagrante du système monétaire international. Chine et USA font le marché …

Mardi 12 :

FED : Attente minutes de la FED. Janet Yellen, vice presidente de la FED déclare qu’une politique monétaire trop accommodante peut générer des bulles financières, accentuant l’impression de manque de consensus au sein de la FED sur la politique à mener

Mercredi 13 :

La FED accouche d’une souris. Les minutes de la FED se bornent a répéter ce que tout le monde connaît déjà (injection de liquidité pour redresser une économie chancelante avec risque d’affaiblissement du dollar). Aucun détail sur les délais et la mise en œuvre pratique de ce plan.

Vendredi 15 :

Mauvaise stat emploi : 462 000 inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine du 4 Octobre contre 449 000 la semaine précédente, soit une hausse de 13 000. Le consensus attendait une stabilité des demandes d'allocations chômage sur la période.

Nouveau discours de Bernanke dans le sens d’un ajustement monétaire complémentaire : « il pourrait sembler (...) qu'il y ait des raisons d'agir davantage" pour soutenir l'économie. Il a jugé le risque de déflation "supérieur à ce qui est souhaitable" alors que le chômage reste un motif d'"inquiétude central"

dimanche 10 octobre 2010

Synthese hebdo - 4 Octobre 2010


Événements clé 4 Octobre

Récap des événements clé de la semaine dernière (en complément du post precedent !)

a) UE

Lundi 4:

- Zone euro, Taux de chômage, août : Attendu inchangé à 10.0%, il est ressorti à 10.1% Cette stabilisation (vers 10%) s’explique par des évolutions divergentes selon les pays : baisse en Allemagne (de 6.9% à 6.8%) et en Italie (de 8.4% à 8.2%) / renforcement en France (10.1% après 10.0%) et en Espagne (20.5% après 20.3%).

Mercredi 6:

- Communiqué de la BCE (réunion de politique monétaire) qui ne donne aucune indication sur la reponse a donner à la menace d'ajustement quantitatif US.

- Fitch abaisse d'un cran la note de solvabilité de l'Irlande (de AA- à A+) / ajout d’une « perspective négative », ce qui signifie que la note pourrait encore être abaissée. Décision justifiée par le coût fiscal stratosphérique de recapitalisation du secteur bancaire (en particulier d'Anglo Irish Bank). La perspective négative reflète l'incertitude entourant le timing et la vigueur de la reprise économique Irlandaise et l'effort de consolidation fiscale à fournir à moyen terme.

- Allemagne, Commandes à l’industrie, août : bonne stat : +3.4% contre des attentes à +0.9% .

Jeudi 7:

- La BCE enfonce le clou: taux directeur inchangé à 1% / Trichet fait cependant savoir qu’il n’est pas particulièrement satisfait du niveau de l’Euro

- Rumeur de discussion sur la mise en place d’un ajustement quantitatif additionnel à la Banque d’Angleterre

- Allemagne, Production industrielle, août : favorable / ressort a +1.7% contre des attentes à +0.5

Vendredi 8:

- L’euro est trop fort déclare Jean-Claude Junker (chef de file des ministres des Finances de la zone euro), lors d'une conférence en marge de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) à Washington / Angela Merkel déclare que ni le cours du yuan ni celui du dollar ne correspondent "à leur valeur réelle"

Eurodollar, CAC40, WTI et gold : retour semaine du 4 Octobre / plan d’action semaine 11 Octobre


Salut à toi public, revoici Piflechien pour son exercice d’analyse comparée change - marchés financiers – pétrole – métaux précieux. Encore une semaine pleine de rebondissement, cette fois Obama tente une deuxième série d’électrochocs pour ranimer le poul de l’économie US (en coma éthylique après une biture sérieuse aux subprimes). Pif note :

i) Début de guerre des devises :

Pression (forte US, plus modérées mais insistantes UE) pour faire comprendre à la Chine que le Yuan doit être révalué, début de commentaires des membres de l’UE dénonçant un dollar anormalement faible, rumeur auto - entretenue de second round d’ajustement quantitatif US,

Japon (taux directeur passés à zéro !) et Brésil (taxation émissions obligataires souveraines + encadrement Real) qui prennent les devants.

ii) Skizophrenie US, d’un coté Ben Bernanke (mais aussi James Bullard, Allan Greenspan) prédisent un avenir très sombre pour les Etats Unis s'ils ne s'attaquent pas immédiatement à la réduction des déficits à l'exemple de l'austérité budgétaire adoptée par les pays européens / de l’autre coté pour l’équipe Obama c’est l’inverse, l’absence de résultats de l’économie US (chômage coincé à 9 ,6%, croissance en berne), le rapprochement des prochaines échéances électorales poussent à tenter un complément d’ajustement quantitatif

iii) Début de schizophrénie UE !

En Europe, la ligne de conduite (avec la caution de l’insolente bonne santé Allemande) c’est toujours la sortie de crise et le retrait des mesures d’assouplissement monétaires. Cependant la hausse stratosphérique de l’Euro qui devient la variable d’ajustement du système monétaire international va pousser à modifier cette ligne (dans ce contexte, difficile de vendre des avions et des automobiles sans un cran de plus dans la délocalisation des outils de production hors de l’UE)

iv) Risque souverain UE toujours présent (mais cantonné) :

Comme le rappelle le downgading de l’Irlande par Fitsh la semaine dernière. Cependant les marchés se sont habitués aux facéties des PIGS et ne sont plus inquiets tant qu’il n’y a pas de contagion à des pays de l’Union plus consistants (Espagne, Italie, France)

As usual, revue des actifs clé (posts ci-après) :

Dimanche 10 Octobre 2010 / Point de passage Eurodollar


Salut a tous, Pif est persuadé qu’un homme averti en vaut 2,5 ou 3. Voici donc une micro synthèse sur la « guerre des monnaies » qui va probablement mobiliser l’attention des médias dans les semaines à venir, et qui vous aidera à décider s’il faut rester long sur euro-dollar, ou … pas !

a) retour sur la semaine passée : 5 bonnes raisons à la hausse récente de l’euro

Nouveau credo du dollar faible enrichi en ajustement quantitatif inflationniste (planche a billet – rachat d’obligations d’état). En Europe c’est plutôt la normalisation de sortie de crise qui est à l’ordre du jour (avec hausse des taux d’intérêts dès mi-2011)

Sentiment que le risque systémique est encadré en Europe. Même si la crise de dette souveraine est encore présente (cf cas Irlandais très récemment), le risque d’implosion de l’UE semble avoir disparu : pas de contagion Grèce – Espagne / manifestation d’une coordination politique en Europe réelle lorsqu’il y a le feu, passée la première étape de dissensions / formalisation par la mise en place du méga fond d’aide doté à hauteur de 750 Md€ avant l’été / efforts de communication (stress tests) et efforts de coordination budgétaire des pays de la zone

Course à la devise la plus faible : pour continuer de développer l’export. Chine, US et Japon se lancent sur cette voie (manipulation des cours à la baisse) Les Brics risquent d’embrayer (Brésil notamment). L’UE ne joue pas encore ce jeu.

Diversification des réserves de change : pas cool d’avoir plein de dollars en coffre fort de banque centrale avec la nouvelle politique inflationniste de la FED ! c’est probablement ce que doivent se dire les Chinois (2,5 Md de dollar en réserve à juin 2010). L’euro est une bonne monnaie de diversification (et plus visible à l’international que le Franc Suisse)

la malédiction de l’UE : l’euro est une monnaie sans souveraineté, réunir un consensus sur une politique de change et d’intervention face à la dévaluation organisée des autres pays/zone va une nouvelle fois prendre beaucoup de temps à mettre en place (car gestion politique, pas purement économique du problème).